Plus que jamais il devient nécessaire de créer des projets de restauration à grande échelle afin d’avoir un impact significatif sur les écosystèmes et le climat, au niveau local et global. Il peut s’agir de restaurations massives sur de grandes superficies ou la somme de restaurations plus petites en mosaïque.

Notre volonté d’action à grande échelle a commencé lorsque Wangari Maathai, femme africaine Prix Nobel de la paix, reçut une offre d’une entreprise pour planter 1 million d’arbres. Sa réponse a été sans équivoque : «Nous avons besoin d’un milliard d’arbres». Avec ces mots, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement lança, en 2008, la campagne du milliard d’arbres “Plantons pour la Planète”. Quatre ans plus tard, le résultat dépassait les espérances : 12 milliards d’arbres plantés.

Avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et Wangari Maathai, nous avons organisé la campagne en Espagne, pays d’Europe le plus touché par le changement climatique en raison de son climat méditerranéen. Depuis, nous avons restauré plus de 75.000 hectares de forêts et planté 47 millions d’arbres, la plantation la plus importante des pays développés après les Etats-Unis.

 L’ONU appelle maintenant à restaurer 350 millions d’hectares de forêts et paysages dégradés avant 2030. Plus de 60 pays se sont déjà engagés à participer et ont mis en place des projets de grand impact, notamment la restauration de 8 millions d’hectares en Méditerranée avant 2030.

Il est important que participent à ces actions pour la nature et le climat tous ceux qui ne peuvent pas entreprendre d’importantes restaurations. Une telle mobilisation des citoyens représentera une force essentielle pour la restauration des terres et paysages dégradés et la protection du climat. Cet engagement de chacun reflète notre responsabilité vis-à-vis de la nature qui soutient et agrémente notre vie de chaque jour.

Comment nous faisons

 

Nous reforestons les terres désertifiées ou incendiées, en créant des infrastructures vertes ayant un fort impact environnemental.

Les terres que nous reforestons jouent un rôle important dans l’équilibre de l’environnement et luttent efficacement contre le changement climatique en absorbant les émissions de CO2 et en agissant sur le climat local.

La reforestation freine la dégradation des sols, réduit l’érosion causée par les pluies torrentielles, améliore les ressources en eau souterraine et permet de protéger la biodiversité grâce à la restauration des habitats naturels. 

À surface égale, une forêt libère plus d’eau dans l’atmosphère que la mer, d’où l’importance cruciale des forêts dans la formation des climats.

ACTIONS PRINCIPALES

Récupération, amélioration et entretien de la végétation ainsi que protection contre les incendies.
Aménagement des terres reforestées pour un usage public avec une infrastructure de chemins et des panneaux d’information.

Préparation du terrain

Suite à la préparation de la zone, nous reforestons les terres non boisées ou partiellement boisées avec des espèces autochtones.

Distribution naturelle

Nous respectons la distribution naturelle des espèces. La densité de plantation est d’environ 850 arbres par hectare, avec différentes espèces d’arbres.

Période de plantation

La période de plantation est d’octobre à fin mars, selon les températures et les pluies. Nous plantons de jeunes arbres, d’un an ou deux, auxquels nous plaçons en général un tuteur et un protecteur.

L’ entretien inclut les traitements sylvicoles pour conserver et développer la masse forestière ainsi que la préparation de l’infrastructure de défense contre les incendies. Nous créons et améliorons les réseaux de chemins afin d’effectuer les tâches de gestion forestière et faciliter les activités sportives ou récréatives.

Sélection des terres

Nous reforestons les terres soumises aux lois nationales, européennes et internationales qui assurent une protection environnementale complète et empêchent tout changement d’utilisation. Nos techniciens forestiers travaillent en étroite collaboration avec les services environnementaux de l’administration publique propriétaire des terres afin d’identifier les zones d’action prioritaire.

Entre autres éléments, nous prenons en compte l’état de déforestation ou de désertification, les progrès de la régénération naturelle quand il y a eu un incendie, l’impact environnemental qu’apportera la restauration ainsi que l’accessibilité pour les travaux de restauration et d’entretien.

 

Arboreal calcule la compensation des émissions de CO2 conformément aux lignes directrices émises par les Nations Unies et les autorités nationales